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Mon Village

Le prince noir ravage les coteaux du Lauragais pendant la guerre de Cent Ans ans

05/09/2025

La guerre de Cent Ans gagne le pays toulousain

Pendant la guerre de Cent Ans, la région toulousaine n’a été le théâtre d’aucune bataille. Calme et prospère, elle a, certes, souffert du désastre de la Peste Noire entre 1348 et 1351, mais peu après, elle fait figure d’opulente province par rapport à la Gascogne et à la Guyenne qui ont enduré les hostilités entre Philippe VI de Valois, roi de France, et Édouard III, roi d’Angleterre et son vassal pour la Guyenne .

Cette prospérité la désigne comme une proie de choix pour les bandes de pillards et de brigands dont elle subit les raids.

À cette époque, les guerres sont faites par des « Compagnies » appartenant à des professionnels de la guerre, les capitaines, avec lesquels les souverains passent des marchés. Ces chefs, presque tous des gentilshommes en quête d’aventures et hommes de guerre de grande valeur, ne demandent qu’à conduire leurs hommes au combat, à condition d’être très bien payés.

Le capitaine recrute alors ses « gens d’armes », en réalité une foule bigarrée de vagabonds, paysans sans terres, aventuriers attirés par la solde et la perspective d’un butin, et qui, sitôt une paix ou une trêve conclue, se trouvant au « chômage technique », constituent un fléau pour les campagnes car ils continuent à piller, voler, violer et massacrer mais sans plus obéir à aucune autorité militaire, échappant ainsi à tout contrôle.

Une des expéditions les plus meurtrières de la guerre  de Cent Ans fut celle que mena, dans notre région, le Prince de Galles et Prince d’Aquitaine, Édouard de Woodstock, dit « le Prince Noir ».

Qui était le Prince Noir ?

Ce nom qui fleure le mystère, il le doit à la couleur de son armure.

En effet, après la victoire de Crécy qu’il remporte en 1346 avec son père, le roi Édouard III d’Angleterre, il aurait commandé à ses sbires, à la nuit tombée, de massacrer les prisonniers français incapables de payer une rançon ! Une sacrée entorse à l’esprit chevaleresque qui lui attire l’ire de son père. Ce serait à la suite de cette forfaiture que le Prince, honteux, aurait revêtu une armure noire.

Seule la tradition orale aurait colporté ce sobriquet de Prince Noir pendant 2 siècles jusqu’à ce qu’il soit désigné ainsi dans une chronique publiée au XVI° siècle.

Descendant d’Aliénor d’Aquitaine, il est par sa grand-mère, Isabelle de France, l’arrière petit-fils du roi de France Philippe IV le Bel et le fils aîné du roi Édouard III d’Angleterre.

Les étapes de l’effrayante chevauchée de 1355 en pays toulousain

Les bordelais et la plupart des grands seigneurs gascons ne souhaitent pas tomber sous l’autorité du roi de France. En reconnaissant le monarque anglais comme leur duc légitime, ils conservent tous les revenus de leurs terres, tandis qu’avec le roi de France pour seigneur, ils deviendraient ses vassaux avec toutes les charges et impôts leur incombant.

Il semble que cette expédition soit motivée d’une part par un désir de revanche des seigneurs gascons qui demandent à Édouard III d’envoyer son fils en Aquitaine « faire le dégât » sur les terres du souverain français afin de les venger des dommages qu’ils ont eux-mêmes subis.

D’autre part, le souverain anglais sait qu’il a tout à gagner à appauvrir une province appartenant au roi de France.

Deux semaines après son arrivée à Bordeaux, le Prince Noir en repart en direction du pays toulousain.

Selon Froissart, dont les chroniques sont à la base de toute l’histoire du Moyen-Age, il est à la tête d’une armée composée d’environ  3 500 chevaliers et archers anglais auxquels sont venus se joindre 3 000 gascons et béarnais commandés par les seigneurs de la région.

Avant d’atteindre les rives de la Garonne, ses troupes ravagent la vallée du Gers. N’ayant pratiquement rencontré aucune opposition armée, les troupes du Prince Noir bifurquent vers l’Est pour se retrouver le 27 octobre devant Saint-Lys à 30 Kms au sud-ouest de Toulouse.

Tous ces  hommes qui viennent  de ravager l’Armagnac sont en droit de penser que leur course se termine là, au bord de la Garonne et de l’Ariège. Franchir ces 2 fleuves paraît  impossible puisque tous les ponts, à l’exception de ceux de Toulouse, sont coupés.

Que nenni !

Le prince demande s’il existe un endroit où ses troupes pourraient traverser les deux fleuves. Il faut donc découvrir un gué. À quelques kilomètres en amont de Toulouse « par la grâce de Dieu, on le trouva ».

En outre, comme l’été a été très sec, le niveau de l’eau est assez bas pour permettre aux hommes et aux chevaux d’effectuer leur traversée sans trop de difficulté.

C’est ainsi que le 28 octobre 1355, ayant fait traverser à ses troupes  la Garonne entre Roques et Pinsaguel  puis l’Ariège à hauteur du futur village de Lacroix, le Prince Noir  s’installe sur les collines de Falgarde.

Goyrans n’est pas nommé dans les récits de Froissart, mais il est tout à fait vraisemblable que les troupes en maraude du Prince Noir ont parcouru les alentours en pillant et brûlant les villages, les châteaux du voisinage ainsi que  probablement le château primitif de Clermont le Fort. Les collines de Goyrans sont aux premières loges pour servir de campement à ces troupes. Les paysans, pauvres pour la plupart, et rarement propriétaires de leurs terres, sont d’autant plus prompts à la fuite qu’ils ne possèdent que peu de choses. Les pillards sont sans doute déçus de ce qu’ils trouvent dans les maisons abandonnées.

Leur appétit de vengeance n’a pas d’objet particulier à Falgarde, qui est terre d’Église et non de seigneur. Il n’en est pas de même à Pinsaguel où la famille des Isalguier est au service des rois de France ou à Auzil dont le fief appartient à Morlas, un lieutenant du roi Philippe VI. Le village de Falgarde est qualifié de « petit » par les chroniqueurs de Prince Noir. Il est sans doute pillé et mis à sac, peut-être certaines maisons sont-elles détruites.

Le Prince Noir raconte lui même dans une lettre à un évêque anglais « qu’il ne passait nulle journée sans que de bonnes villes et forteresses ne fussent brûlées ou détruites par chacune de ses batailles » (son armée est divisée en 3 groupes, chaque groupe étant appelé « bataille »).

Le Prince Noir est peut-être  logé dans un château lors de son étape à Falgarde. Il ne peut s’agir alors que d’un château situé sur les hauteurs. En aucun cas, il ne serait descendu au village de Lacroix qui n’est mentionné par aucun chroniqueur et n’existe peut-être pas encore. D’autre part, ayant connu un incendie dans une maison où il était hébergé lors d’une précédente campagne, le Prince Noir avait, selon la tradition orale, pour habitude de coucher, de préférence, en plein air.

Froissart, qui a recueilli les souvenirs personnels du Prince Noir, précise que le Prince campe à Falgarde dans un beau vignoble, probablement sur le versant méridional exposé en plein soleil.

L’étape suivante est Montgiscard dont la population est massacrée, après que Castanet soit brûlé au passage. Il en est de même pour Baziège, Castelnaudary, la ville basse de Carcassonne et les faubourgs de Narbonne que le Prince atteint le 11 novembre. Le Prince Noir ne va pas s’enraciner devant Narbonne qu’il n’a pas l’intention d’assiéger. L’hiver approchant, il renonce à poursuivre sa chevauchée un peu avant Béziers et revient à Bordeaux en suivant un autre itinéraire.

Epilogue

Pendant 2 mois, des bords de la Gironde aux rives de la Méditerranée, le Prince Noir tient en échec l’armée du roi de France. Aucune grande bataille n’est livrée, mais les régions et les villes d’où le monarque français tire plus de la moitié de ses subsides sont détruites.

Cette campagne, destinée à détruire méthodiquement les ressources de l’ennemi, est une « razzia  de pirates affamés ».

Injustes et terribles pour ceux qui les subissent, les chevauchées des Anglo-Gascons ne dénotent  cependant pas une cruauté particulière, elles appartiennent aux mœurs du quatorzième siècle. Les us et coutumes de cette époque de transition entre la fin du Moyen  Âge et l’aube de la Renaissance ne sont pas tendres !  La vie a perdu contre la mort, mais la mémoire a gagné dans son combat contre le néant. 

Gisant du Prince Noir, cathédrale de Canterbury 

Rénovation Aire de Jeux des petits : TERMINE

05/08/2025

Des travaux importants ont été réalisés sur l’aire de jeux d’enfants à côté de la salle des fêtes afin de la mettre aux normes pour que les enfants puissent y jouer en toute sécurité.

  • Tous les jeux ont été nettoyés au karcher afin d’être poncés en vue de leur remise en état;
  • Le revêtement de sol du grand jeu avec toboggan a été remplacé par un neuf, souple et coloré;
  • Des revêtements neufs ont été installés au pied des 2 jeux mobiles;
  • L’aire de jeu a été sécurisée par l’installation d’une clôture et d’un portillon;
  • Tous les boulons rouillés ont été remplacés;
  • Le haut de certains poteaux ont été sécurisés par des caches en plastique.

L’espace est à nouveau accessible pour la plus grande joie des bambins. 

Information Municipale de Mai-Juin 2025

05/08/2025

Invitation à la Réunion Publique à participation citoyenne sur la SECURITE ROUTIERE le 3 juin 2025

Information Municipale d’Avril 2025

05/08/2025

Flyer indiquant les tarifs du co-working à la Maison Pour Tous

Arrêt ACTU_GOYRANS et Début PANNEAU_POCKET

05/06/2025

Début 2024, il a été décidé d’arrêter ACTU_GOYRANS au profit d’un nouvel outils PANNEAU POCKET afin d’atteindre plus d’administrés.

Une recopie des PANNEAU_POCKET est faite sur le SITE sur la page d’ACCUEIL.

L’église et la paroisse de Goyrans pendant la révolution

04/02/2025

Le clergé de Goyrans dans la tourmente

Au cours de la période révolutionnaire, d’importantes modifications interviennent dans les statuts respectifs de la paroisse et de la municipalité. La sécularisation des biens du clergé et l’instauration du Concordat lient l’existence matérielle de l’Église à l’État. Les communes doivent prendre en charge une partie des dépenses de la paroisse, l’entretien des bâtiments, du cimetière et le traitement du curé.

Durant cette époque, de nombreuses destructions sont sans doute perpétrées dans les campagnes, mais il ne semble pas qu’elles soient particulièrement importantes dans la région toulousaine.

André Niel, vicaire desservant de Goyrans, dont la famille est mentionnée dès le XVI° siècle comme étant « co-seigneur dudit lieu », doit émigrer en 1794 (20 prairial an II) pour sauver sa tête. Tous ses biens  sont vendus comme ceux des curés non jureurs du voisinage.

1792 : Prêtres réfractaires déportés

En conséquence, puisque la commune est sans desservant depuis « l’exportation des prêtres », on fait appel à des curés jureurs comme Brunet, curé de Labarthe sur Lèze, puis Badaroux, curé de Clermont le Fort. Ils viennent célébrer messes et vêpres jusqu’à la fin de 1794. On se préoccupe même, à un moment, d’installer, pour le citoyen Brunet, un lit dans la maison vicariale  mais on ne trouve pas l’argent pour cette dépense !

En 1793, il est encore question de vérifier les réparations faites à l’église et à la chapelle Saint Roch. Cette dernière est située sur la place du village ; on s’y rend d’ailleurs en procession. Elle est aujourd’hui disparue et on ne connaît pas exactement son emplacement.

À son tour, le citoyen Badaroux, curé constitutionnel de Clermont le Fort depuis 1793, vient célébrer les offices. Il est originaire de Saint Germain en Lozère où il est né en 1743.

Or, au début de 1794, sous la pression des autorités administratives, le culte de la Raison a partout remplacé le culte catholique. Aussi, l’assemblée des citoyens de Goyrans décide qu’il n’y a pas lieu de le rétribuer et sa pension ne lui est plus payée.

Le désintéressement n’est pas sa vertu dominante. Comme la plupart des prêtres constitutionnels, Badaroux n’a pas plus l’âme d’un apôtre que le cœur d’un héros ! Son dévouement ne comporte aucun sacrifice.

Désormais les cérémonies religieuses sont interdites, les prêtres réfractaires traqués de toutes parts, les assermentés traités en suspects, les fidèles arrêtés puis emprisonnés et les églises désaffectées et fermées.

Badaroux, bien qu’étant prêtre assermenté, tremble de peur et n’ose  plus paraître dans son église. Il  cesse toute fonction ecclésiastique « de crainte de circonvenir à la loi ».

Mais de quoi a t-il peur ?

– ne s’est-il pas toujours « conduit en bon prêtre républicain » ?

– n’a t-il pas prêté le serment « Liberté-Egalité » ou petit serment prescrit par la loi du 10 août 1792 ?

– n’a t-il pas également « lu en chaire, expliqué et commenté toutes les lois et tous les décrets » ?

Ainsi le malheureux Badaroux disparaît, désireux, sans doute, de se faire oublier de ses ennemis.

La suppression du curé entraîne naturellement la suppression du culte. L’église est interdite aux fidèles. Désormais, le registre municipal ne parle plus que du « Temple de la Raison » utilisé comme lieu de réunion.

En exécution des décrets des 12 et 14 septembre 1792 sur les « meubles et ustensiles d’or et d’argent des églises », tous les vases sacrés, les objets mêmes du culte et les cloches doivent être portés au district. Cependant le registre des délibérations municipales de Goyrans ne dit rien à ce sujet.

La population est surtout préoccupée par les biens communaux, car elle a commencé à cultiver les terres « ci-devant privilégiées ». Mais le meunier du village qui en a le fermage refuse de résilier son bail et gagne son procès contre la communauté. Les habitants doivent restituer les fruits qu’ils ont récoltés sur les communaux.

La terreur et ses conséquences religieuses

La déchristianisation systématique commence avec le remplacement du calendrier grégorien par le calendrier républicain en novembre 1793. Ce nouveau calendrier créé par le poète Fabre d’Églantine, natif de Carcassonne, supprime les dimanches et fêtes et institue un culte décadaire.

Celui-ci est définitivement organisé par la loi du 3 brumaire an IV (24 octobre 1795) qui en fixe tous les détails. Trois fois par mois, le jour du Décadi, les autorités municipales se rendent au « Temple de la Raison ». Le cortège officiel prend place dans le sanctuaire face à l’assistance groupée dans la nef.

Un roulement de tambour annonce l’ouverture de la cérémonie civique qui se déroule selon un programme tracé d’avance, toujours invariable et partout identique. Il comporte la lecture des arrêtés, des décrets et des lois, l’annonce des victoires  remportées par les armées de la République et le compte rendu du mouvement de l’état civil : naissances, mariages et décès. Enfin, on se sépare au chant du couplet obligatoire : « Amour sacré de la Patrie » .

Pour rompre la monotonie des réunions périodiques, ternes et froides, la Convention vote l’organisation d’un certain nombre de fêtes extraordinaires : les unes commémoratives, les autres symboliques. Ces fêtes, célébrées avec éclat dans les villes, n’obtiennent aucun succès dans les campagnes.

En octobre 1792, sont promulgués les décrets décidant la déportation des prêtres réfractaires et l’interdiction d’enseigner par les ecclésiastiques même conventionnels.

En 1793, on estime que 509 ecclésiastiques sont arrêtés et emprisonnés à Toulouse. Le 6 pluviôse an II (25 janvier 1794) un arrêté du Conseil Exécutif et du Comité de Salut Public demande le regroupement de quelques 124 prêtres de Haute-Garonne de moins de 60 ans et non infirmes dans les ports de Bordeaux et de Rochefort pour être déportés vers Cayenne. Le blocus de la flotte anglaise devant ces ports permet d’empêcher leur exil. Retenus pendant plus de 2 ans sur 3 bateaux négriers, ils sont  libérés en thermidor an IV (juillet 1796). Toutefois les pénibles conditions de leur détention coûtèrent la vie à plusieurs d’entre eux.

Le 7 mai 1794, Robespierre institue comme religion d’État le culte de l’Être Suprême  puis, avec la loi de séparation de l’Église et de l’État, le budget accordé à l’église constitutionnelle est supprimé.

Epilogue

Sous le Directoire, le 24 août 1797, les mesures prises envers les prêtres réfractaires sont abolies.

À la fin de la Révolution, deux prêtres se présentent pour desservir Goyrans, l’ancien vicaire André Niel et le revenant Louis Badaroux. Ce dernier jure fidélité à la Constitution entre les mains du maire Bergeaud  le 30 messidor de l’an VIII (9 juillet 1800). Il dessert la paroisse jusqu’en 1807 et ne la quitte que parce qu’il est devenu aveugle. Après lui, la paroisse redevient l’annexe d’Aureville et il faut attendre jusqu’en 1853 pour avoir un curé résidant à Goyrans.

Information Municipale de Mars 2025

03/27/2025

Invitation à l’inauguration de la Maison Pour Tous

Informations Municipales Février 2025

02/16/2025

Distribution des Voeux de Madame le Maire


Info sur Apéro Maison Pour Tous

Information Municipale de Décembre 2024

02/16/2025

Travaux Chemin de Falgarde